Fêtes de fin d’année et sommeil du bébé : comment éviter la sur-fatigue ?

Publié le 14 décembre 2025 à 18:32

Les fêtes de fin d’année approchent…
Et avec elles, les repas qui s’éternisent, les bras qui s’enchaînent, les horaires décalés, les lumières, le bruit, l’excitation.

Pour beaucoup de parents, cette période est synonyme de joie…
mais aussi de fatigue intense, de nuits compliquées et parfois de culpabilité.

 Et si on prenait un instant pour comprendre ce qui se joue vraiment pour les jeunes enfants pendant les fêtes ?

Pourquoi les fêtes sont difficiles pour les bébés et les jeunes enfants ?

Les bébés et les jeunes enfants ont besoin de :

  • repères stables

  • rythmes réguliers

  • temps calmes pour récupérer

Or, pendant les fêtes, tout change :

  • les horaires de siestes sont bousculés

  • le coucher est retardé

  • les stimulations sont multiples

  • l’enfant passe de bras en bras

  • le sommeil devient moins réparateur

👉 Un enfant excité n’est pas un enfant reposé.
👉 Un enfant épuisé ne s’endort pas forcément plus facilement.

C’est souvent l’inverse qui se produit.

“Il est épuisé, il devrait tomber de sommeil”… Non, ce n'est pas toujours vrai... et c'est même rarement le cas! 

Beaucoup de parents pensent :

« Il va bien récupérer demain. »
« Ce n’est pas grave, c’est Noël. »
« Il profitera des bras de tout le monde. »

Ces idées sont compréhensibles…mais elles peuvent entraîner :

  • des endormissements plus longs

  • des réveils nocturnes plus fréquents

  • des réveils très matinaux

  • des colères plus intenses

La dette de sommeil s’installe vite chez le jeune enfant.

Faut-il maintenir les siestes et le rythme pendant les fêtes ?

La question revient souvent :

« Faut-il maintenir le rythme coûte que coûte ? »

La réponse n’est ni “oui” ni “non”.

  • L’enjeu n’est pas la rigidité.
  • L’enjeu, c’est de préserver des temps de récupération.

 

Quelques repères simples :

  • maintenir au moins une sieste réparatrice dans la journée

  • proposer des temps calmes, à l’écart du bruit

  • éviter de décaler le coucher de façon excessive plusieurs jours d’affilée

  • protéger les réveils matinaux autant que possible

Ce sont souvent de petits ajustements, pas des changements radicaux, qui font la différence.

Quand les émotions débordent pendant les fêtes

Pendant cette période, il est fréquent que les enfants :

  • pleurent davantage

  • soient plus irritables

  • tolèrent moins la frustration

  • s’opposent plus

Ce n’est ni un caprice, ni un “mauvais comportement”.
C’est souvent le signe d’une surstimulation et d’une fatigue accumulée.

Accueillir les émotions, ralentir quand c’est possible, et remettre du cadre sécurisant aide l’enfant à traverser cette période plus sereinement.

Et les parents dans tout ça ?

Les fêtes sont aussi une période éprouvante pour les parents :

  • pression familiale

  • envie de bien faire

  • peur de “gâcher Noël”

  • fatigue accumulée

Vous avez le droit de :

  • préserver le sommeil de votre enfant

  • dire non à certaines sollicitations

  • adapter les fêtes à votre famille

Prendre soin du sommeil de votre enfant, ce n’est pas être rigide.
C’est prendre soin de son équilibre… et du vôtre.

Quand demander de l’aide ?

Si, après les fêtes :

  • les nuits restent très compliquées

  • les réveils sont précoces

  • les endormissements deviennent conflictuels

  • la fatigue est trop lourde

Un accompagnement peut vous aider à faire le point, à comprendre ce qui se joue et à retrouver des repères adaptés à votre enfant.

Et si on faisait le point ensemble ?

Chaque enfant et chaque famille sont uniques.
Si cette période de fêtes vous inquiète ou vous épuise, un temps d’échange peut déjà faire beaucoup.

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